Discours de clôture Assemblée Générale 2019 – Michel LAYUS, Président de l’AFCA-CIAL

Michel LAYUS Président de l'AFCA-CIAL - Discours de clôture de l'AG AFCA-CIAL 2019

 

Dijon, le 28 juin 2019

 

Je tiens vraiment à remercier nos invités pour la qualité de leurs interventions sur le thème de la durabilité des filières animales, fil rouge de notre Assemblée Générale.

Merci aussi à toutes les personnes qui sont venues jusqu’ici, en Bourgogne-Franche-Comté, Dijon, où nous avons été particulièrement bien accueillis.

Merci encore pour cette table ronde “Durabilité”. Nous passons un appel à nos adhérents pour qu’ils s’engagent dans Duralim, qui est l’étendard des filières animales en termes de durabilité, avec les métiers de la nutrition animale en son centre. En tant qu’entreprise, nous pouvons avoir du mal à entrer dans cette démarche, perçue encore comme loin de nos préoccupations du quotidien. Mais doutez-vous du changement climatique, ce 28 juin 2019, qui bat des records de chaleur ?

Nos métiers, comme toutes les activités humaines, ont un impact environnemental, mais nous avons des solutions pour réduire ces impacts : l’agriculture de précision, la formulation, la technologie dans nos métiers sont capables de faire énormément de choses. Il faut que nous ayons confiance dans la matière grise des entreprises, mais aussi dans la matière grise collective en tant que secteur d’activité.

La matière grise, jusqu’à nouvel ordre, c’est durable !

Je voulais revenir sur un autre thème, pilier du travail de l’AFCA-CIAL, la sécurité sanitaire. On le sait, OQUALIM, la démarche de la nutrition animale française pour la sécurité des aliments, est un chemin vertueux, mais au-delà des particularismes, des régionalismes, cette démarche collective est aujourd’hui un succès pour la France. Un succès extrêmement important, qui n’est plus seulement un enjeu de nutrition animale, mais un enjeu de filière. OQUALIM participe à la défense de nos filières françaises avec par exemple le STNO, qui nous a permis en tant que filière laitière française de répondre favorablement clairement à des cahiers des charges non OGM. OQUALIM c’est d’abord de l’intelligence collective. Ceux qui sont à l’origine d’OQUALIM (je n’en étais pas), savent par où il a fallu passer et par où on va encore devoir passer pour aboutir. Merci à eux !

Le troisième pilier de l’action de l’AFCA CIAL, c’est la nutrition santé. C’est aussi une affaire d’intelligence. Comme le changement climatique, la résistance aux antibiotiques est un enjeu global, qui se résume parfaitement dans le concept « one health » développé par l’OMS, qui nous concerne tous. Là encore, je crois, que nos métiers, et en particulier les métiers de la nutrition animale, ont de nombreuses solutions issues de leur R&D, à proposer. Là il ne s’agit plus de réfléchir, il s’agit plutôt de nous laisser agir.

On a parlé tout à l’heure des plantes, des extraits de plantes ; on pourrait parler des produits issus de la fermentation, et de toutes les solutions à proposer aux marchés pour la durabilité, pour les alternatives aux antibiotiques, pour un élevage durable et performant, pour ça il faut juste que l’on nous laisse démontrer, en conditions réelles.

Il nous faut, à l’échelle française, des corridors d’essais, puis que nous les remontions à l’échelle européenne. Je suis un incorrigible optimiste. Le dialogue est permanent avec nos autorités. Il ne se passe pas deux mois sans que l’on discute avec la DGCCRF ou la DGAL. C’est une politique des petits pas, qui est le cœur de l’action de votre syndicat.

Si la matière grise est durable, elle a un coût pour les entreprises. Notre marché français décroit semble-t-il inexorablement, la seule issue pour maintenir et développer nos capacités d’innovation c’est l’internationalisation de nos activités (les firmes-services françaises ont déjà plus du tiers de leur activité à l’international ; l’univers des additifs est par définition international).

Encore faut-il que nous ayons accès aux marchés tiers qui sont en développement pour longtemps. Je pense en particulier au marché chinois « qui nous tend les bras », qui est demandeur du savoir-faire français. Sur ce sujet, nous avons franchi une étape mais la procédure est longue et la concurrence des autres pays européens certaine. Nous devons accélérer le mouvement et nous en avons appelé pour cela au ministre de l’agriculture.

Désormais, cela se joue au niveau politique.

Pour mener nos actions, et ce sera mon mot de conclusion, il faut quelques moyens.

Nous avons aujourd’hui la structure avec le personnel et les moyens, que nous souhaitions, les outils de communication nécessaires sont en cours de déploiement. L’AFCA-CIAL, c’est le choix de votre conseil d’administration, doit rester une structure légère, de très haut niveau, qui s’appuie sur des professionnels extrêmement compétents et extrêmement engagés dans l’action du syndicat : Plus de 120 professionnels sur 137 adhérents à l’AFCA-CIAL, qui sont impliqués de près ou de loin dans les actions politiques de l’AFCA-CIAL. C’est exceptionnel ! Un grand merci à vous tous !

A titre personnel car c’est mon moteur, je voulais vraiment remercier le Conseil d’Administration pour sa compétence, et son implication. J’apprends tous les jours avec eux, on apprend tous les uns des autres. Enfin Cher Bernard FRESARD, qui nous a invité cette année dans ta ville de Dijon, pour reprendre tes propos, je pense, que le moteur de l’AFCA-CIAL, c’est la convivialité, le plaisir que les gens ont à se retrouver pour collaborer ; tant que l’on saura préserver cela nous irons de l’avant.

 

Merci beaucoup, et bon retour chez vous. Rendez vous à Paris en 2020

 

Michel LAYUS

Président

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