L’activité de l’AFCA-CIAL au cours de la crise sanitaire

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Au-delà de ses conséquences sanitaires, la crise de l’épidémie Covid-19, due au coronavirus SARS-Cov-2, a profondément perturbé la presque totalité des secteurs économiques. Cette crise a mis en exergue la capacité de mobilisation de tous les acteurs de la filière de la nutrition animale pour un objectif commun et essentiel : assurer l’alimentation de l’homme. L’AFCA-CIAL y a activement participé…

 

« Le double enjeu lors d’une crise sanitaire : la libre circulation des marchandises et la continuité des activités »

 

Les premières semaines de l’épidémie ont provoqué un tsunami d’informations de qualités diverses. La première action de l’AFCA-CIAL a été d’identifier et de hiérarchiser les informations primordiales et fiables sur des sujets ciblés. Et ce, afin de permettre aux adhérents de prendre les bonnes décisions et de mettre en place les mesures adaptées : attestations de sortie, informations sociales sur le chômage partiel…

Assurer la continuité d’activité

La priorité était d’activer des plans de continuité dans des conditions dégradées, et de réactiver les conventions de dépannage entre entreprises.

Le syndicat a souhaité soutenir le secteur « additifs », en particulier, dont des sites risquaient l’arrêt de production par manque de main d’œuvre. En collaboration avec les syndicats nationaux et les interprofessions aval, l’AFCA-CIAL a réalisé un document à diffuser par les entreprises concernées auprès de leurs salariés. Le but : convaincre ceux-ci de l’importance de leur activité pour les filières de l’alimentation animale, et in fine pour l’alimentation humaine. Cette communication a porté ses fruits : il n’y a pas eu de souci majeur d’approvisionnement en additifs.

Une mobilisation de l’ensemble du secteur

Ce travail informatif de l’AFCA-CIAL ne s’est pas fait de manière isolée. En effet, les acteurs de l’alimentation animale ont rapidement et activement collaboré avec la mise en place de réunions hebdomadaires. Certaines entre syndicats nationaux, d’autres avec les associations régionales. Ces réunions ont permis de remonter les craintes et difficultés des entreprises dans la poursuite de leur activité, que le SNIA et la Coopération Agricole ont reporté auprès des cellules interministérielles.

Assurer la libre circulation entre Etats-Membres

C’est ainsi qu’une cellule de veille a été mise en place au niveau européen, via la FEFAC, afin de détecter d’éventuelles entraves à la libre circulation des marchandises. Le 23 mars, la Commission Européenne précisait les orientations pratiques afin que les contrôles sanitaires et autres ne nécessitent pas plus de 15 minutes au niveau des voies réservées sur le réseau de transport transeuropéen. Ces mesures de contrôle ne devant pas compromettre la continuité de l’activité économique, et notamment l’approvisionnement en produits « essentiels ».

Une communication homogène

Le travail de coordination du secteur de l’alimentation animale a donné le jour à des documents communs. Ils proposaient des conditions pour limiter les déplacements de technico-commerciaux en élevages, décrivaient les mesures de vigilance recommandées pour les chauffeurs-livreurs d’aliments pour animaux, ou encore exposaient les bonnes conditions de leur accueil dans le respect des barrières sanitaires.

De nouvelles recommandations intersyndicales ont été diffusées pour reprendre progressivement ces visites à partir du 11 mai : visite uniquement sur rendez-vous, accord préalable de l’éleveur, mesures sanitaires pendant la visite… L’ANIA et la Coopération Agricole ont réalisé des guides d’accompagnement pour la reprise de l’activité, documents mis à disposition de la filière. L’AFCA-CIAL les a diffusés auprès de ses 130 adhérents.

La saga des masques

La filière de l’alimentation animale n’a pas échappé à la saga des masques de protection, mais la solidarité interprofessionnelle s’est à nouveau exprimée. Par exemple, INAPORC et FEEDSIM ont proposé d’organiser des commandes groupées, dont l’AFCA-CIAL essaye de faire bénéficier ses adhérents, notamment grâce à ses relations avec le SNIA. Malgré tout, les livraisons se font au compte-gouttes avec de réelles difficultés techniques à chaque étape…

 

Cette crise sanitaire renforce les liens que l’AFCA-CIAL entretient avec les autres organisations professionnelles, avec l’administration, mais aussi avec ses adhérents. Ces derniers se sont adaptés et participent activement aux réunions maintenues grâce à la vidéoconférence. Cette crise a révélé une réelle solidarité et de nouvelles relations professionnelles devraient perdurer au-delà du confinement.

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